Ethique : un mot qui a du sens pour le Sophrologue

À une époque où de nombreuses personnes sont désorientées par les évolutions rapides et souvent désordonnées de notre société, il est parfois nécessaire de réaffirmer les « essentiels ».
Pour le sophrologue, les valeurs essentielles ont un sens particulier. La sophrologie qu’il enseigne et les techniques qu’il transmet, exigent de sa part une éthique indéfectible.
L’éthique se confond souvent avec la morale. Étymologiquement, le mot vient du grec « éthiqué » qui signifiait « les mœurs », mais aussi, « la morale » selon le contexte. La confusion s’est entretenue et de Kant à Voltaire en passant par Spinoza, chacun de nos grands philosophes n’ont cessé de débattre sur cette ambiguïté.
Pour moi, la morale serait davantage ce qui est le plus intemporel et universel. Il s’agit d’un code général de vie promu et véhiculé par de nombreuses civilisations et la plupart des religions, notamment celles du Livre.
En revanche, « l’éthique » est un concept moins universel qui se rapproche des mœurs et subit les aléas des évolutions humaines. Les mœurs diffèrent en fonction des époques et varient en fonction des lieux où se développent les civilisations. Au sein même d’une société, les mœurs se spécialisent selon les catégories de population. Ainsi des catégories sociales se dotent de « codes éthiques ». C’est le cas de certaines professions comme les médecins, les enseignants, les avocats, etc.
Les sophrologues n’ont pas encore publié leurs règles éthiques, mais nombreuses sont les écoles et les institutions professionnelles qui formulent des « codes de déontologie » , c’est le cas du Syndicat des Sophrologues Professionnels. Ces codes s’inspirent bien entendu, des valeurs auxquelles se réfèrent les responsables de ces structures.
Au Syndicat des Sophrologues Professionnels, une commission Éthique fonctionne depuis sa création et son rôle est de veiller à ce que tous les adhérents revendiquent et agissent en concordance avec les valeurs humanistes qui sont à la base de la sophrologie. Ceci induit une rigueur dans les décisions et les choix quotidiens.
Le sophrologue est un individu qui s’inscrit dans son époque et exerce un métier soumis aux règles économiques et aux mœurs en vigueur. Cependant, il ne peut se laisser fasciner par les séductions du pouvoir ou de l’argent. Dans nos rapports avec les confrères et avec les patients, nous devons ne jamais oublier la place prépondérante de l’Homme (principe de réalité objective – alliance, etc.).
La sophrologie, lorsqu’elle est bien comprise, permet à chacun de progresser vers la conscience sophronique et de trouver l’équilibre entre « l’être et l’avoir ».
Notre éthique nous rappelle que notre métier sera reconnu en fonction du professionnalisme dont nous ferons preuve. C’est pour ces raisons que notre Syndicat a défini les bases de la formation minimum, indispensable pour former un véritable professionnel. En dehors de cette exigence nous ne pouvons pas prétendre être reconnus comme sophrologues par le grand public ni par les Institutions.
À un moment où apparaissent dans la profession, des courants essentiellement orientés vers le profit au détriment de l’éthique professionnelle, il me semble utile de rappeler qu’il est important de choisir et de vivre un métier par passion et par choix et, de tirer ensuite de cette activité les moyens économiques de vivre décemment.
Alain CHEVALIER-BEAUMEL
Membre du conseil Syndical
Responsable de la Commission éthique

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